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Gotisme Le Boc
L'Ordre du Temple est le plus ancien et en quelque sorte
l'Ordre original. Les Templiers sont présents et actifs dans toutes les
nations du monde, divisés en plusieurs chapitres: chacun de ces
chapitres est dirigé par un Pontife qui sert d'arbitre et de
superviseur entre les différents branches de l'organisation: la
hiérarchie est souple et l'influence personnelle a souvent un rôle
aussi prépondérant que le titre officiel. À la tête de tout l'Ordre se
trouve le Pontife Maxime, qui est en fait l'Empereur de Régaltière: celui-ci est
considéré comme le descendant direct de Aan, soit de façon ‘spirituelle’
ou symbolique, soit littéralement: ceci est un éternel sujet de
controverse entre les différentes factions à l'intérieur de l'Ordre du
Temple.
La caractéristique la plus marquante de l'Ordre du Temple est la profonde intolérance envers les religions et philosophies différentes telles la Foi Ancienne, et les théosophes. Ces derniers sont particulièrement haïs par les Templiers et font l'objet d'une persécution impitoyable, allant souvent jusqu'à l'usage de la torture et des exécutions sommaires. Même les membres d'autres Ordres de l'Église sont quelquefois considérés suspects, et une forte rivalité avec l'Ordre Paladin a en quelques occasions mené à des conflits. Les Templiers sont très impliqués politiquement, et sont actifs à l'intérieur des gouvernements des diverses nations; leur influence est souvent assez puissante pour influer la volonté des seigneurs et des rois, et remplissent quelquefois un rôle médiateur entre ceux-ci.
Né du schisme
provoqué naguère par la Révolte des Rouges, l'Ordre du Palais est
l'ordre dissident de l'Église Gotique. Les Paladins se sont donné la
mission de défendre les fidèles de la corruption et de l'ambition
quelquefois effrénées des Templiers. L'Ordre Paladin est régi selon une
stricte hiérarchie: chaque chapitre est mené par un Meister (ou
Maître), élu à vie par les Oberst (Lieutenants) eux-mêmes élus par les
membres du rang inférieur et ainsi de suite. Tous les Meister de chaque
chapitre élisent un Hochmeister, ou Grand-Maître, à la tête de l'Ordre;
celui-ci est nommé à vie.
La philosophie dominante de l'Ordre est le principe de non-ingérence dans les affaires politiques; les membres sont fortement opposés à l'idée de s'impliquer dans les affaires des rois et nobles, préférant défendre et promouvoir la Foi de façon directe en accomplissant des hauts-faits, défendant la justice et la loi par leur bravoure et leur principes chevaleresques.
L'Ordre du Lion
existe officiellement depuis 2335, mais son origine est en fait
beaucoup plus ancienne, et remonte à l'époque immémoriale des chasseurs
de lions des plaines d'Ardésie du Sud, qui
protégeaient naguère les premiers fermiers des bêtes sauvages et des
brigands dans les temps précédant la venue de l' Empire. Les Léoniens se
sont données pour mission de protéger la population et de faire
respecter la loi là où les forces de l'ordre sont inexistantes.
L'Ordre Léonien n'a pas de hiérarchie définie: un fois par an en moyenne ils se réunissent en sorte de congrès régionaux, où ils discutent des problèmes courants et votent sur les politiques à suivre. Les membres de cet ordre sont de nature solitaire, préférant les grands espaces à la civilisation, oeuvrant dans les endroits habités les plus reculés. Ils n'ont pas d'attache, menant une vie d'errance et ne possédant que ce qu'ils peuvent transporter.
Fondé par Berümht “der Graü” Karlsohn, l'Ordre des
Centidiuriens est fondé sur le principe de l'indivisibilité de la
politique et de la Foi: ce sont des théocrates convaincus, soutenant
que la Sagesse Infinie de Aan fait de lui le Seigneur et Roi
de toute nation, et doit de ce fait diriger les affaires de l'État.
Mettant ses principes en pratique, l'Ordre fonda le royaume de Halbinsel en 2587.
L'Ordre des Cent-Jours est nommé ainsi en commémoration du Siège de Reiterkerk, au cours duquel Berümht et une poignée d'autres Paladins résistèrent pendant près de trois mois à l'armée d'Alexander, Duc de Dechry, pendant que l'Ordre Paladin débattait du bien-fondé de l'ingérence de Berümht dans les affaires du Duc. Cet événement convainquît Berümht de la nécéssité de revoir la validité de la philosophie neutraliste de l'Ordre du Palais; il entamât une campagne de réforme qui devait mener à son expulsion de l'Ordre en 2579. Éventuellement il s'exila volontairement de l'Empire en compagnie d'une centaine de fidèles pour fonder son royaume.