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Le monde connu se divide en deux
continents: l'Ardésie à
l'ouest et la Novarique à
l'est, représentant au total une superficie environ
équivalente à celle de l'Europe; ce monde porte le nom de
son continent majeur, l'Ardésie. Il est situé sur une
planète de 39,000 km de circonférence à
l'équateur, soit légèrement plus petite que la
Terre. La carte ci-contre représente la partie située
à peu-près entre le 15e paralèlle au nord et le
55e au sud. Les climats sont en moyenne légèrement plus
chauds que sur Terre.
L'Ardésie s'étend de la Mer de Glace à la Mer de Feu, et constitue une barrière à ce jour infranchissable entre les deux Océans; ainsi l'Océan Occidental est pratiquement inexploré à ce jour, car le peuple des Abenais qui sont les seuls Humains à vivre sur ses côtes sont essentiellements des bergers et possèdent une culture maritime peu développée. L'Océan Oriental de son côté a été maintes fois exploré mais personne à ce jour ne l'a jamais franchi. Les vastes territoires du monde connu encore libres d'habitation font de toutes façons que la recherche d'autres terres n'est pas réellement un besoin pressant; les quelques tentatives d'explorations ont principalement été l'initiative de riches aventuriers capables de pourvoir à leur propre financement, et dont la motivation était le plus souvent la recherche de l'aventure.
La Grande Mer Glaciale est en fait la calotte polaire: le pôle nord est situé sur un continent mais celui-ci n'est pas en contact avec l'Ardésie autrement que par la banquise. La Grande Mer Ignée, au sud, est une immense étendue de lave et de roche volcanique: au centre se trouve un cratère de plusieurs centaines de kilomètres de diamètre; ce cratère est le résultat du Grand Cataclysme qui précéda l'arrivée de Aan, l'impact d'un météore d'environ 15 km de diamètre, pareil à celui qui extermina la vie sur terre à la fin de l'ère jurassique.
La planète du Monde de Aan tourne autour d'une géante rouge, autour duquelle une autre étoile, une naine blanche, tourne également; ces étoiles sont nommées respectivement Sol et Lune; le mouvement de Sol dans le ciel est identique à celui de notre propre soleil; Lune quant à elle a un mouvement qui serait plus caractéristique d'une planète: elle occupe une orbite qui se comparerait à celle occupée par Saturne. La brillance de Sol est relativement équivalente à celle du soleil, si ce n'est qu'une teinte plus orangée, mais son disque a une surface apparente environ 10 fois plus grande, ce qui fait qu'on peut le fixer sans risquer d'être aveuglé. La lumière de Lune est peu significative sur le climat mais est tout de même plusieurs fois plus intense que la lumière de la pleine lune sur terre, avec une teinte violacée: elle a la grosseur d'un point dans le ciel. La combinaison des mouvements de ces astres dans le ciel a une influence profonde sur la psychologie et la culture des peuples de ce monde; la notion de ‘jour’ et ‘nuit’ prends une signification un peu différente que dans notre propre monde par exemple.
Les
routes principales (indiquées
en orange) sont des routes relativement bien entretenues: recouvertes
de terre battue et occasionnellement pavées sur des segments,
elles sont en général régulièrement
défrichées et patrouillées, permettant un traffic
important autant pour le commerce que pour les troupes; elles sont
assez fiables pour le passage des chars et charrettes, quoique à
l'occasion avec quelques difficultés. Ces routes ne sont
indiquées que sur les cartes régionales.
Les routes impériales (en rouge) sont des routes pavées sur toute leur longueur. Naguère l'épine dorsale de la puissance de l'Empire, ces routes sont malgré leur âge millénaire de meilleure qualité que la plupart des routes plus récentes; elles sont pavées avec des pierres d'une taille régulière et jointes avec précision, selon une technique aujourd'hui oubliée. Elles peuvent toutefois comporter des tronçons plus récents, résultat de réparations suite à des catastrophes naturelles.
À ces routes s'ajoutent d'innombrables routes mineures, rues, pistes, chemins et autres sentiers battus, non indiquées sur les cartes. La plupart de ces voies ne sont en fait que de simples ornières creusées au fil des ans par l'usure de quantités de pieds et de sabots passant et repassant au même endroit. Elles ont tendances à suivre les points de repères naturels, tels les cours d'eau, l'orée des forêts, les rivages: chaque côte, chaque rivière, le moindre ruisseau est accompagné au moins par un sentier. Quelques unes de ces voies sont assez dégagées pour le passage des chars mais rarement sans peine, particulièrement par mauvais temps.
Le concept de ville au Moyen-Âge était plus vague qu'à notre époque, et le terme pouvait désigner plusieurs types de communautés; ainsi une ville indiquée sur les cartes peut par exemple désigner une commune agraire, un bourg marchand assemblé autour d'une voie commerciale, un château-fort d'un important seigneur, voire une communauté monastique... ou le plus souvent un mélange de deux ou plus.